Vendredi saint marque le début de la longue fin de semaine de Pâques au Canada. Cette année, les festivités seront sans doute célébrées différemment. En raison de la COVID-19, les grands rassemblements sont interdits et la majorité des lieux de loisirs publics et privés sont fermés, tout comme les lieux de culte. Peu importe les fêtes, les employeurs doivent continuer de respecter leurs obligations ainsi que les directives des autorités. Voici quelques rappels clés pour les employeurs à l’approche de la longue fin de semaine.

Fermeture des services non essentiels

Au Canada, les autorités gouvernementales, conformément aux pouvoirs conférés par la législation d’urgence applicable, ont ordonné la fermeture de toutes les entreprises non essentielles, certaines jusqu’au mois de mai. Cette fin de semaine ne font pas exception : les entreprises non essentielles doivent demeurer fermées. Celles qui ne se conforment pas aux ordonnances d’urgence peuvent s’exposer à des amendes importantes. Par exemple, en Ontario, le gouvernement a annoncé une augmentation des mesures exécutoires pour les entreprises qui contreviennent la mesure d’urgence, dont l’imposition d’amendes pouvant atteindre 500 000$.

Rappels sur la santé et la sécurité au travail

La santé et la sécurité des employés continuent d’être d’une importance primordiale. Les employeurs devraient réviser leurs politiques en matière de santé et de sécurité, et continuer de considérer les ajustements qui pourraient être appropriés en fonction des changements importants aux milieux de travail de leurs employés. Dans certains cas, les employés travaillent à distance dans des espaces à l’extérieur du contrôle des employeurs. Comme mentionné dans notre récente actualité juridique, la Cour suprême du Canada a récemment reconnu  que les employeurs ne sont pas nécessairement tenus à effectuer des inspections annuelles dans les lieux de travail dont ils ne contrôlent pas. Néanmoins, les obligations en matière de santé et de sécurité sont variées et devraient être révisées et adaptées au besoin.

Dans les cas où les employés doivent toujours se rendre physiquement à leur lieu de travail, les employeurs pourraient tirer profit de la longue fin de semaine afin d’assurer un bon entretien des lieux de travail conformément aux recommandations émises par les autorités de santé publique. Les mesures conseillées sont de désinfecter les postes de travail, mettre en œuvre des pratiques et des protocoles pour limiter les interactions physiques, et, si nécessaire, réaménager les espaces de travail afin de respecter la directive de distanciation sociale, soit de maintenir un écart minimal de deux mètres entre les individus.

Accommodements  pendant les vacances de Pâques et de la Pâque juive en période de pandémie

Bien que les lieux de culte demeurent fermés pour Pâques et la Pâque juive, les employés peuvent quand même observer ces fêtes d’autres façons. Certains trouveront peut-être la participation aux traditions plus difficile cette année.

Les employeurs ont toujours l’ obligation d’adaptation envers leurs employés pour ce qui des célébrations religieuses, jusqu’au point de contrainte excessive. Les employeurs devraient continuer de respecter leurs politiques d’adaptation, et le cas échéant, considérer d’autres options pour les employés qui pourraient avoir besoin plus de flexibilité en raison de la COVID-19. Par exemple, les employeurs pourraient fournir aux employés des congés supplémentaires ou alternatifs afin qu’ils puissent célébrer leurs fêtes religieuses, particulièrement s’il était impossible d’offrir des congés en raison de la demande de travail accru ou d’autres défis causés par la pandémie. Les employeurs devraient noter que le jour férié du Vendredi saint (et le lundi de Pâques pour certains, comme dans le secteur fédéral), ne prend pas nécessairement en compte tous les employés, notamment ceux qui célèbrent Pâques orthodoxe et la Pâque juive.

Enfin, nous encourageons les employeurs à se tenir au courant de l’évolution de la pandémie de COVID-19 et à suivre les directives des autorités de santé publique. Nous vous invitons à nous contacter pour plus de renseignements.

L’autrice souhaite remercier Christina Houle et Caroline Arbour pour leur aide à la rédaction de la version française du présent billet de blogue.

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