L’accessibilité à la dose de rappel s’accroît – non seulement au Canada, mais à l’échelle mondiale également. Au Royaume-Uni, des doses de rappel (ou troisièmes doses) sont offertes depuis peu à la population générale de 50 ans et plus. En France et aux États-Unis, l’âge minimal généralement requis est plutôt fixé à 65 ans. Au Canada, le Comité consultatif national de l’immunisation a récemment publié ses orientations provisoires recommandant l’administration d’une dose de rappel aux groupes suivants :

  • les adultes de 70 ans et plus
  • les adultes qui résident dans des établissement de soins de longue durée pour aînés ou d’autres milieux de vie collectifs prodiguant des soins aux aînés
  • les personnes qui ont reçu deux doses du vaccin AstraZeneca/COVISHIELD ou une dose du vaccin Johnson & Johnson
  • les adultes qui vivent dans des communautés des Premières Nations, des Inuits ou des Métis, ou qui en proviennent
  • les adultes membres du personnel de santé de première ligne qui ont un contact physique étroit avec des patients et qui ont été vaccinés selon un intervalle minimal très court (soit de trois à quatre semaines entre la première et la deuxième dose)

D’autres provinces au Canada, dont l’Ontario, le Québec, l’Alberta et la Colombie-Britannique, ont emboîté le pas à divers degrés et ont commencé à proposer des doses de rappel aux populations de certains groupes d’âge ainsi qu’à celles présentant un risque accru de baisse de la protection, de protection moindre en raison du temps écoulé depuis la vaccination ou de maladie grave, ou encore aux populations essentielles au maintien de la capacité des systèmes de santé.

À l’exception de certains établissements de santé et de soins aux aînés de certains territoires, le mandat d’exiger que les employés reçoivent expressément une dose de rappel n’a pas été – pour l’instant – imposée aux employeurs, y compris aux employeurs fédéraux. Rappelons que les employeurs des secteurs des transports sous réglementation fédérale (à l’exclusion du transport routier) étaient tenus d’adopter une politique de vaccination obligatoire avant le 15 novembre.

De même, le manque de jurisprudence et de décisions arbitrales sur la question ne nous permet pas de savoir si les employeurs ou les politiques sur la vaccination obligatoire peuvent imposer ou prévoir l’obligation de recevoir une dose de rappel. Par ailleurs, au fur et à mesure que la population générale deviendra admissible à une dose de rappel, on peut s’attendre à ce que les décisions prochaines portant sur les politiques de vaccination obligatoire en milieu de travail nous éclairent davantage quant au traitement des troisièmes doses.

Étant donné que l’état de la science sur les vaccins contre la COVID-19 évolue, les employeurs ont tout intérêt à revoir leurs politiques et procédures en matière de vaccination afin de s’assurer qu’ils protègent adéquatement la santé et la sécurité de leurs travailleurs en milieu de travail. En effet, l’encadrement dans ce domaine est relativement nouveau et en évolution et diffère selon la province. Il convient de souligner que certains territoires se sont fixé des objectifs plus ambitieux que d’autres quant à l’administration des doses de rappel, comme la Colombie-Britannique où les personnes de 18 ans et plus seront admissibles dès janvier 2022 à une troisième dose. Si les doses de rappel deviennent de plus en plus nécessaires dorénavant pour se protéger des dangers de la COVID‑19, il serait tout à fait logique et raisonnable que les politiques traduisent cette réalité.

Nous vous ferons part de toute information additionnelle qui sera publiée à ce sujet.

L’auteur souhaite remercier Colleen Dermody, stagiaire, pour son aide dans la préparation de ce billet.

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